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Algrange hier - Le blog de Roland

Le retour d'Algrange à la France en 1918

25 Janvier 2016, 08:45am

Publié par R.S.

Les territoires occupés pendant l'annexion

Les territoires occupés pendant l'annexion

Colonne sanitaire allemande à Algrange en 1916 et Baraquements en 1916-1917 à Algrange. Au fond contre le mur un panneau indicateur ALGRINGEN
Colonne sanitaire allemande à Algrange en 1916 et Baraquements en 1916-1917 à Algrange. Au fond contre le mur un panneau indicateur ALGRINGEN

Colonne sanitaire allemande à Algrange en 1916 et Baraquements en 1916-1917 à Algrange. Au fond contre le mur un panneau indicateur ALGRINGEN

Séance extraordinaire du 27 novembre 1918:

 A la suite de la circulaire de M. le Commissaire de la République à Metz en date du 21 novembre 1918, concernant la constitution des municipalités de la Lorraine, les Conseillers municipaux, désignés ci-dessous, répondant aux conditions de l'alinéa 3 de la dite circulaire, se sont réunis pour désigner 22 personnes, pour parfaire avec eux, le Conseil municipal d'Algrange.

Les Conseillers sont:

M. FLORANGE Luc, adjoint, conseiller sortant - M. PIGNON Pierre, conseiller sortant.

En exécution de la circulaire précitée, ont été à l'unanimité comme membres du nouveau conseil:

Messieurs BECKER Eugène - KIEFFER Théophile - BOURGEOIS Nicolas - ROSENFELDER Charles - EBEL Eugène - WEINGARTNER Nicolas - BERNHARD Albert - MANSION Joseph - KLEIN Pierre - WEITZEL Antoine - ROBERT François - THIRY Eugène - HAAG Théobald - FELENZER Albert - BECKER Jean-Pierre - HOFFMANN Jean-Pierre - HALLER Eugène - FLORANGE Victor - HENRY François - KLEIN Nicolas - Me PIGNON Léonie (née NICOLAS) - Me GILLE-NICOLAS Françoise (née ROUSSY)

Le retour d'Algrange à la France en 1918Le retour d'Algrange à la France en 1918

Séance extraordinaire du 28 novembre 1918:

Conformément à l'alinéa 4 de la circulaire de M. le Commissaire de la République à Metz du 21 novembre 1918, les soussignés vétérans de la guerre de 1870, se sont réunis à l'hôtel de ville à Algrange, dûment convoqués, à 9 heures du matin pour désigner un de leurs membres pour les représenter dans la nouvelle municipalité.

Etaient présents, Messieurs:

1. HOFFMANN Nicolas du 11ème régiment d'artillerie 

2. NICOLAS François, 8ème batterie d'artillerie mobile

3. WEBERT Jean-Baptiste, 8ème Comp. 4. bataillon mobile

4. PESANT Eugène, 34ème régiment d'infanterie

5. WAGNER Henri, 35ème régiment de ....

6. LAGNON Henri, à la mobile infanterie

7. STAUB Alexis, 1er génie

A la majorité de 5 contre 2 voix le vétéran M. Eugène PESANT a été désigné pour les représenter dans le nouveau conseil.

Après lecture faite de ce procès-verbal, tous les vétérans présents l'ont signé. 

Le retour d'Algrange à la France en 1918

Rapport administratif pour la semaine du 23 au 30 novembre 1918:

Algrange, le 30 novembre 1918

Les indigènes de la commune d'Algrange ont tenu à fêter publiquement le retour d'Algrange à la Mère Patrie. Après avoir dûment pavoisé leurs maisons, érigé un arc de triomphe, les habitants Lorrains de la Commune se sont rendus à 10 heures à l'église ou un service solennel suivi de Tedeum fut célébré. Dans l'après-midi eut lieu un cortège réception des Commandants d'armes et vin d'honneur à la mairie. La journée a été cloturée par un bal familial. Le 27 novembre 1918, les conseillers sortant, répondant aux exigeances de la circulaire du 21 novembre, se sont réunis à l'hôtel de ville pour parfaire avec eux la nouvelle municipalité, qui se compose de 24 membres dont 2 dames.

Le 28 au matin les 7 vétérans résidant à Algrange ont procédé à la nomination d'un délégué au Conseil municipal. Le 29 novembre la nouvelle municipalité s'est réunie dans la salle des séances du conseil municipal pour élire le maire et les adjoints.

D'autres faits méritant d'être rapportés, ne se sont pas produits.

Le Maire: FLORANGE

Le retour d'Algrange à la France en 1918
Le retour d'Algrange à la France en 1918

Séance extraordinaire du 29 novembre 1918:

En exécution de l'alinéa 5 de la circulaire de M. le Commissaire de la République à Metz du 21 novembre 1918, concernant lareconstruction des municipalités lorraines, les soussignés se sont réunis aujourd'hui pour procéder à la nomination du maire et des adjoints, sous la présidence de M. FLORANGE Luc, adjoint.

Etaient présents: FLORANGE Luc, PIGNON P., BECKER, KIEFFER, BOURGEOIS, EBEL, WEINGARTNER, BERNHARD, MANSION, KLEIN P., WEITZEL, ROBERT, THIRY, HAAG, FELENZER, BECKER J.P., HOFFMANN, HALLER, FLORANGE V., KLEIN N., ROSENFELDER, Me PIGNON-NICOLAS, Me GILLE-ROUSSY, M. PESANT comme délégué des vétérans.

Exoiné: M. HENRY

Le président invite le conseil à procéder à la nomination du maire.

Le conseil décide de procéder à cette nomination par voie d'acclamation, de même pour les adjoints. Sur proposition faite, M. FLORANGE Luc a été acclamé à l'unanimité des voix comme Maire d'Algrange.

Comme président définitif de la séance, M. FLORANGE procéde à la nomination de deux adjoints.

Comme adjoints ont été proclamés unaniment Monsieur BECKER Eugène et Monsieur KIEFFER Théophile.

Ces messieurs déclarent accepter les fonctions qui leur ont été dévolues.

Fait et rédigé séance tenante.

Suivent les signatures. Pour copie conforme Le Maire

Le retour d'Algrange à la France en 1918
Des billets de banque imprimés par l'Alsace-Lorraine avaient déjà été prévus pour une éventuelle indépendance. Ces billets ne furent jamais mis en circulationDes billets de banque imprimés par l'Alsace-Lorraine avaient déjà été prévus pour une éventuelle indépendance. Ces billets ne furent jamais mis en circulation

Des billets de banque imprimés par l'Alsace-Lorraine avaient déjà été prévus pour une éventuelle indépendance. Ces billets ne furent jamais mis en circulation

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Urgo 18/02/2017 13:42

Après presque un 1/2 siècle d'ambiance germanique, je ne suis pas persuadé que tous les mosellans comme les alsaciens d'ailleurs, se réjouissaient véritablement de leur retour à la France. Se mettre ou se remettre à la langue de Molière, après avoir goûté pendant plusieurs décennies à celle de Goethe, n'était pas forcément, pour ces populations, chose facile. Même si la propagande française de l'époque voulait nous prouver le contraire.