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Algrange hier - Le blog de Roland

Le double meurtre d'un mineur d'Algrange en 1912 (Archives)

12 Mai 2016, 06:00am

Publié par R.S.

Arnaud VAUTHIER s'est plongé dans les archives, a épluché les vieux journaux pour les Grandes Affaires criminelles de Moselle. Un livre est paru en octobre. 2011, " Les grandes affaires criminelles de Lorraine ". Des histoires à découvrir grâce au digest concocté par Emmanuelle De Rosa.

Le double meurtre d'un mineur d'Algrange en 1912 (Archives)
Le double meurtre d'un mineur d'Algrange en 1912 (Archives)
Le double meurtre d'un mineur d'Algrange en 1912 (Archives)

Article du républicain Lorrain du 21 juillet 2011

En septembre 1912, Jean BERRESHEIM plante la lame de son couteau dans les entrailles d'un voisin et celles d'un policier à Algrange. Un double crime suivi d'une exécution capitale ratée: le bourreau a dû finir le travail à la main.

Au début du XXe siècle, Algrange, cité des quatre mines, bouillonne de vie. C'est là que Jean BERRESHEIM s'installe, après une enfance passée à Esch-sur-Alzette. Le garçon né en 1885 a été élevé par son père, devenu veuf alors que le petit n'était âgé que de 8 ans.

Principal héritage que Jean BERRESHEIM garde de son géniteur: son fort penchant pour la bouteille. Devenu mineur de fer, le jeune homme entretient consciencieusement son habitude du " levage de coude ". Jusqu'à la pathologie puisqu'il semble que progressivement son comportement change. Ivre, il devient agressif. A jeun, il laisse percer une certaine paranoïa.

Ses voisins en font régulièrement les frais, puisqu'ils sont menacés de mort si souvent qu'ils n'y prêtent même plus attention.

Le double meurtre d'un mineur d'Algrange en 1912 (Archives)

A l'hôpital des mineurs.

Un soir, Jean BERRESHEIM entre dans l'une de ses habituelles colères et s'en prend à la terre entière. Posté dans la pénombre des escaliers de son immeuble, il sort son couteau devant le premier venu. Un mineur qui allait visiter des amis en fait les frais: il s'effondre, pognardé au bas ventre. Il appelle au secours, on alerte la police: BERRESHEIM ne bouge pas. L'agent SCHMITZ qui arrive le premier sur les lieux tente de le raisonner, lui demande de le suivre, s'approche doucement. Deuxième coup de couteau avant un corps à corps inégal. Le policier griévement blessé tente de se défendre avec son bâton, tandis que l'agresseur poignarde à tour de bras. L'arrivée des renforts met fin à ce combat. Jean BERRESHEIM est interpellé tandis que l'on transporte les deux blessés, grièvement touchés, à l'hôpital des mineurs d'Algrange. Malheureusement, tous deux décèdent dans les jours qui suivent.

Le double meurtre d'un mineur d'Algrange en 1912 (Archives)

Vendredi 13.

Les faits se déroulent en septembre 1912 et le jeune homme est présenté devant la cour d'assises de Metz dès le mois suivant. Il reconnait les faits. Le verdict écarte toute circonstance atténuante et le jury prononce la peine de mort. Vice de procédure, recours en grâce: rien ne permet au garçon d'échapper à l'échafaud. L'exécution a lieu à Metz, un vendredi 13 du mois de mars 1914. La guillotine est érigée dans la cour de la prison messine devant un parterre de témoins. Mais ce vendredi 13, le bourreau joue de malchance. Le couperet ne sectionne pas la tête entièrement. Il faut terminer le travail à la main, au couteau.

L'horreur jusqu'au bout.....

 

Articles du Journal " LA PRESSE " du 14 mars 1914 (Source BNF)
Articles du Journal " LA PRESSE " du 14 mars 1914 (Source BNF)

Articles du Journal " LA PRESSE " du 14 mars 1914 (Source BNF)

Commenter cet article

EdeRosa 28/09/2011 11:23


Bonjour,
je découvre que vous avez mis l'un de mes articles sur votre blog. Mon livre va paraître en octobre.
Juste ce mot pour vous remercier
Cordialement
E. de Rosa


R.S. 28/09/2011 11:28



C'est normal et cela fait partie des récits algrangeois


Cordialement