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Algrange hier - Le blog de Roland

La paroisse catholique d'Algrange - Des débuts à la Révolution

29 Janvier 2016, 08:30am

Publié par R.S.

En 875, " Alkerengis " est au rang d'annexe de la paroisse de " Haingas "  (Hayange), en 1139 " Alkiringes " est sous tutelle de l'abbaye de Sainte-Glossinde de Metz. En 1360, Algrange fut nommée " Eukerangas " au Conseil épiscopal. (avec cotisation d'un florin comme preuve) En 1606, elle est une annexe de Fontoy. Après un compte-rendu lors d'une visite d'un Archidiacre de Metz, sur les ordres de l'évêque, Algrange dépendait simultanément du curé de Fontoy (le Père MESSIN) et du curé d'Hayange. (le curé Jacques D'ALSCHEIDT)

                 D'après la chronique de l'ancien inventaire écrite par le vicaire LECOMTE, il se trouvait dans les archives de la mairie, en 1849, deux pièces datées de 1576 et de 1609, où il est question d'Algrange. Ces pièces indiquaient que la commune d'Algrange devait annuellement une rente en avoine… Cette rente fut rachetée en 1836. On ignore s'il y avait une église à cette époque, car en 1636, Algrange fut entièrement brûlé par les Croates. Mais on est certain qu'il en existait une en 1658, car on trouve un tableau de biens grevés de rentes en faveur d'une chapelle à Algrange. Un tableau dressé en présence de Claudius NUNCHIEL, curé de Hayange et d'Algrange, du maire et des notables du village. (Registre des délibérations qui servait en même temps pour les recettes et les dépenses)

(Cette petite chapelle devait se trouver dans le haut de la rue de la Fontaine actuelle) 

En 1690, le Père MESSIN, curé de Fontoy, y aurait baptisé 16 enfants dont deux d'Algrange; il y eut trois décès dont un d'Algrange, ainsi qu'un mariage entre habitants d'Algrange.  

L'abbesse de Sainte-Glossinde possède les trois quarts dans la première moitié des grosses et menues dîmes, l'autre quart revient au curé de Hayange. Quant à la deuxième moitié, elle est partagée entre l'abbé de Villers-Bettnach et le curé de Fontoy. La ferme du Batzendal donne chaque année quatre bichets de blé à l'église, trois bichets de blé et trois d'avoine à chacun des curés de Fontoy et d'Hayange. Plusieurs familles fournissent l'huile nécessaire aux offices.  

En 1691, on relève par exemple le baptême d'Anne, fille d'Antoine MARTIN et de Charlotte HERMAND, manouvrier habitant Olgrange. Le parrain est un jeune garçon, tisserand De la région du Dauphiné, Charles GERNIN, demeurant depuis quelque temps au lieu d'Olgrange…

                Egalement cette année là, on voit, Gérard MULLER synodal, débourser quatre escalins pour les planches du châssis du grand autel. Mais les maladies et la famine décimaient la population.

                 Les brigands et les milices la tourmentaient à tel point que le Père MESSIN, de Fontoy écrivit en 1692: " L'annexe d'Algrange ne compte plus que 10 habitants très indigents ".

En 1693, Gérard MARCHAND s'acquitte d'une rente en huile qu'il doit à l'église, fournit la paille pour couvrir l'église et sert de recouvreur. Cet ouvrier obtient pour son ouvrage deux escalins.  

Le 20 mai 1698, Gérard MULLER (ou MULEUR), maire d'Algrange, rend compte de ce qu'il a fourni et de ce qu'il doit à l'église, en présence de Jean TISSERAND, échevin et du Père MESSIN, curé de Fontoy. Dans la même séance, on fait rendre compte au fermier du Batzendal qu'il doit annuellement une rente de quatre bichets de seigle, à la veuve SUZANGE d'Hayange qu'elle doit une rente en huile, à M. BOCK lieutenant et à Jean VENEUR, qu'ils doivent chacun une rente en huile…  

Il y avait également une confrérie de saint-Jean-Baptiste rapportant 3 écus. En 1700, Jean VENEUR, échevin, rend ses comptes en présence du curé d'Hayange et du curé de Fontoy. Dans la même séance, il est question de l'achat d'une cloche et de la construction d'un clocher

Testament de Jean Mathias BOCK en 1729
Testament de Jean Mathias BOCK en 1729Testament de Jean Mathias BOCK en 1729

Testament de Jean Mathias BOCK en 1729

D'ailleurs, le Père MESSIN, vers 1700, en fait la description suivante:

 " Algrange est une ancienne annexe de Fontoy et d'Hayange, d'où annexe alternative, d'une année à l'autre. C'est à dire que le curé de Fontoy y bine par quinzaine pendant toute une année et le curé d'Hayange également par quinzaine pendant l'autre année. La messe qui y est dite est une messe basse. Les autres dimanches, les habitants assistent au service divin soit à Fontoy, soit à Hayange suivant l'année de leur dépendance "…  

Les baptêmes, les mariages et les enterrements étaient enregistrés à tour de rôle par l'église mère. La chapelle placée sous le vocable de saint Jean-Baptiste était entourée d'un petit cimetière.

Dans les comptes-rendus de l'époque on peut lire:

" La nef n'est point du tout en bon état, ny au pavé, n'y à la couverture qui n'est que de la paille et elle est sans lambry, sans plafond hormis le cœur. Un vieux petit calice en argent, dont le pied était fendu, une aube, un amict, une chasuble blanche, un corporal, un purificatoire, trois vieilles nappes usées, un vieux missel… Il n'y a point de surply, ny rituel, ny livre, ny chape…L'ossuaire n'est pas en état…Pas de cloche…"

Dans cette chapelle des améliorations s'imposaient. En 1704, le chaume de la toiture est remplacé par des tuiles provenant de Richemont fournies par Georges MULEUR, ainsi qu'une voiture de chaux provenant de Breistroff.

En 1705, le Père MESSIN nous apprend la présence de vingt familles de " gens ramassés " et réduits à l'aumône pouvant faire 70 communiants.

Dans ces mêmes écrits, on lit que le 20 mai 1707, on achète à la vente du curé d'Angevillers une armoire pour l'église: y compris le transport, elle coûta quatre écus. (Cette armoire était encore en 1849 dans la maison de la commune)

En 1707, la pierre de l'autel y fut consacrée par l'Evêque Henri-Charles Du Cambout Coislin.

Le 22 juin 1707, Jacques BALLUS reçoit 3 écus pour avoir fourni la pierre et pour la réalisation d'un autel en l'honneur de saint Antoine. Le 24 juin de la même année, l'Ermite de Nondkeil reçoit quinze escalins pour la statue de saint Antoine placée sur le nouvel autel

Le 14 octobre 1708, Henry DE BADZELER paie ses rentes pour plusieurs années…En 1709, on recrépit l'église et on fait un gradin à l'autel de Saint-Antoine.  

En 1715, les curés d'Hayange et de Fontoy dressent une liste des personnes qui doivent annuellement de l'huile, du blé, du vin à l'église d'Algrange. Cette liste comprend quinze personnes qui toutes, payeront cette même année. Dans le courant de cette année, on construisit également des bancs et on rétablit le lambris…  

De 1717 à 1738, on ne trouve aucune trace des faits des curés d'Hayange et de Fontoy, ni des synodaux pour l'église d'Algrange. Les archives paroissiales de Fontoy nous rendent compte des difficultés que rencontra le curé pour administrer cette annexe

En 1707, la pierre de l'autel y fut consacrée par l'Evêque Henri-Charles Du Cambout Coislin.

En 1707, la pierre de l'autel y fut consacrée par l'Evêque Henri-Charles Du Cambout Coislin.

La paroisse catholique d'Algrange - Des débuts à la Révolution

L'abbé LOUIS, curé d'Usselskirch et archiprêtre de Thionville écrit en 1739:
 

" L'annexe d'Algrange comprend maintenant 52 ménages complets y compris la ferme de Badzelzer (Batzendhal), soit 150 communiants et plus de 50 enfants capables d'instruction…"  

A partir de 1738, Algrange fait des démarches pour obtenir un vicaire résident. A la date du 12 décembre 1738, l'Evêché de Metz accepte en principe, mais ordonne que la demande soit présentée au patron (de Justemont), aux décimateurs (Abbayes de Villers-Bettnach et de Sainte-Glossinde) et aux curés binateurs (Hayange et Fontoy). Tous acceptent, à condition que leurs droits soient réservés.

Ainsi pour Hayange, il est dit:

" A charge que les habitants d'Algrange seront toujours tenus à toutes les charges de la paroisse d'Hayange, qu'ils assisteront aux principales fêtes de l'année aux offices d'Hayange, qu'ils y feront leurs Pâques et payeront le demi-sol de subvention l'année de leur dépendance d'Hayange…"  

Le 3 février 1739, l'abbé LOUIS, est établi commissaire pour informer les Algrangeois du commodo et incommodo. L'enquête a eu lieu le 23 février en présence des autorités intéressées. Là, fut dressé un inventaire des difficultés matérielles et spirituelles de l'état de la chapelle, du logement du vicaire et de son traitement…  

Suite à cela, le 4 mars 1739, l'Evêché agrée définitivement l'établissement d'un vicaire, tout en exigeant la fourniture d'un " soleil " et d'un " ciboire " en argent, ainsi que la pose de fonts baptismaux…  

Début juin, les habitants renouvellent leur demande au vicaire général en précisant qu'ils vont prochainement construire le logement du vicaire. Moyennant une petite redevance, il logera dans une maison convenable en attendant la construction d'une maison curiale sur un terrain cédé par M. TROTJAN. Mais, ils attendent de lui qu'il sache parler les deux langues. Ils ajoutent que c'est d'autant plus urgent que le curé d'Hayange ne vient plus pour la raison bien simple que ces gens, une fois la perspective d'un vicaire résident, ont cessé de livrer leur dû aux curés dont ils dépendaient jusqu'ici…

 

Première page du premier registre de l'état-civil d'Algrange en 1740 signé par le vicaire SCHLESSER

Première page du premier registre de l'état-civil d'Algrange en 1740 signé par le vicaire SCHLESSER

Enfin, le 22 juillet 1740, date de la première approbation canonique dans le diocèse de Metz, Algrange est érigée en vicariat résident dépendant des curés de Fontoy et d'Hayange et reçoit son premier vicaire résident.

- Jean-Baptiste SCHLESSER:

Prêtre du diocèse de Trêves, il vient pour remplir les fonctions sacerdotales, à partir du 6 février 1740, sous le nom de vicaire, de délégué des curés d'Hayange ou de Fontoy. Les curés de ces deux villages exerçant toujours leur juridiction sur Algrange, non plus simultanément comme dans les années précédentes, mais alternativement, l'une une année et l'autre une autre année. Cet état de choses durera jusqu'à la Révolution. Jean-Baptiste SCHLESSER y restera jusqu'au 23 juin 1743. Il fut curé de Kayl (Luxembourg) à partir du 18 juin 1746.

- Petrus (Pierre) MICHEL:

Arrivé le 11 septembre 1743, il restera à Algrange jusqu'au 27 juin 1754. Il était également du diocèse de Trêves. Une visite canonique en 1751, constate que les habitants lui ont construit une habitation très convenable, et qu'il prêche en français et en allemand. Il devient ensuite curé de Marspich le 19 juillet 1754, où il y décédera le 26 mai 1773. En l'an 1749, le nouveau fermier du Badzenthal, Jacques WATRIN, avait refusé de payer à la chapelle d'Algrange la rente annuelle de quatre bichets mais il y fut contraint par la justice.

- Jacobus (Jacques) NÜSSER ou NIESSER:  

Né à Itzig le 1er janvier 1729, il venait du diocèse de Trêves. Arrivé le 27 octobre 1754, il y restera jusqu'au 5 octobre 1761. En 1754/1755 Jacques WATRIN s'acquitte de sa rente.

              L'an 1756, le grain de Jacques WATRIN est vendu 30 sols le bichet, moitié pour le vicaire et l'autre moitié pour le maître d'école Jean-Louis CHASSEREZ.

            Tout le montant est employé à la décoration et à la réparation de l'église; on relève le grand autel, on fait quatre fenêtres neuves, on construit un autel à saint Antoine l'ermite, on achète la statue de la sainte Vierge en 1758. (3 livres)

                 Puis celle de saint Jean-Baptiste (9 livres), des chasubles, une blanche et une rouge, des habillements d'écoliers (sans doute pour les enfants de chœur)…

                Le 17 janvier 1761, Jean-Louis CHASSEREZ, maître d'école et Georges WEBER, synodal, achètent les bajouts d'offrande pour deux escalins.

               Après le départ de ce vicaire pour Manom, le poste reste vacant jusqu'en mai 1762. Les habitants d'Algrange se plaignent à l'Evêché du service divin qui est négligé dans leur annexe. Dans une lettre adressée à l'évêque de Metz, le curé d'Hayange indique les raisons pour lesquelles, lui et le curé de Fontoy, n'ont pas repris le service régulier de la binaison.

- Adam ou (Alexis ou Johannes) FLORANGE:

Après une année sans curé, Algrange reçoit un nouveau vicaire le 16 mai 1762, en la personne de: Adam FLORANGE, qui y restera jusqu'au 22 août 1764. Né à Cattenom, prêtre en 1748, vicaire de Vitry, puis d'Algrange, de Longeville-les-Saint-Avold, puis de Seingbouse, administrateur de Heinriville, de Bliesransbach, curé de Voyer en 1784, curé constitutionnel de Cattenom…Avant de partir d'Algrange, il rend les comptes de ses trois années de vicariat

- Nicolaus (Nicolas) THILL:

Le 29 septembre 1764, Nicolas THILL remplace le vicaire précédent. Il prendra ses fonctions le 31 octobre 1764. Né à Thionmont, du diocèse de Trêves, il restera à Algrange jusqu'au 8 mars 1769. Prêtre en 1764, après Algrange il sera vicaire à Helstroff en 1771, administrateur de Téterchen en 1775… En 1768, on achète l'ancien maître-autel de Fontoy qui sera beaucoup plus tard celui de la chapelle saint-Antoine. Dans les comptes rendus de Jean DUFFORT et de Nicolas PRINTZ, synodaux de l'église succursale, il y est inscrit que l'on acheta quatre chandeliers en cuivre à 13 livres la paire ainsi qu'une bannière de filles en 1768…Il meurt en 1792 sans avoir prêté serment.

- Petrus (Jean-Pierre) BECKER:

Né à Puttelange, il fut d'abord vicaire à Volkrange de 1767 à 1769 puis arriva à Algrange le 2 mai 1769. Il y restera jusqu'au 25 mai 1773. Il devint ensuite curé de Marspich de 1773 à 1779.

En 1770, il dresse une liste des personnes qui doivent des rentes à l'église d'Algrange et termine en donnant un conseil:

 " C'est de faire attention aux noms des personnes entre les mains desquelles passent les biens grevés de rentes en faveur de l'église d'Algrange ".

Dessin fait par Lulu JANTZEN représentant l'église place du marché

Dessin fait par Lulu JANTZEN représentant l'église place du marché

- Jean-Nicolas LEO:

Né à Briey en 1748, prêtre en 1771, vicaire à Avril, curé d'Aumetz en 1782, émigre et revient à Aumetz en 1802, en 1807 à Bréhain, en 1823 à Vionville où il mourut le 20 mai 1829. Du 5 octobre 1773 au 1er août 1775, Jean-Nicolas LEO assura le vicariat d'Algrange. C'est pendant son administration que l'église, place du marché, fut construite, car l'ancienne était trop petite.

Sur une pierre actuellement placée dans le mur de l'église catholique, face au monument aux morts, on peut lire: " L'an 1774, le 14 avril, j'ai été posée et bénite par Claude Philippe ZELLER, curé de Hayange ".

 

La paroisse catholique d'Algrange - Des débuts à la Révolution

Un procès-verbal d'une visite faite à Algrange le 5 juillet 1774, par M. BECKER, curé de Marspich, nous apprend qu'une nouvelle église est en construction. Elle est déjà couverte, vitrée, blanchie, pavée, munie d'une chaire à prêcher, de fonts baptismaux, que les anciens tabernacles sont encore dans une grange, de même que les statues, les ornements…, la sacristie est convenable. On demande la prompte bénédiction à cause de la solennité du dimanche qui vient et surtout parce que le propriétaire a besoin de sa grange. Elle avait pour dimensions: 7 mètres de largeur sur 16 mètres de longueur, sans clocher. Cette église restera jusqu'en 1904 aux abords de la place du marché, avec en face, à l'angle de la place au n°1, le presbytère. La communauté d'Algrange a reconnu que les bancs de l'église nouvellement construite ne suffisaient pas pour contenir tous les habitants et qu'ils avaient besoin d'en refaire. Il fut donc convenu que les places des bancs se vendraient, qu'elles appartiendraient à l'acquéreur sa vie durant et à ses enfants par la suite s'ils le désiraient, moyennant la moitié du prix payé par leurs parents…et que l'argent qu'on en tirerait serait employé à en construire de nouveaux et à rétablir les anciens.

Extrait d'une carte postale de 1899 où l'on voit l'église place du marché

Extrait d'une carte postale de 1899 où l'on voit l'église place du marché

Autour de cette église qui se trouvait place du marché se trouvait un cimetière. Lors de l'aménagement de cette place les restes des premiers habitants d'Algrange furent transférés dans le cimetière communal où une plaque indique l'endroit. Mais peu d'entretien de la commune envers le devoir de mémoire de ces premiers habitants d'Algrange après la guerre de trente ans...

La paroisse catholique d'Algrange - Des débuts à la Révolution
La paroisse catholique d'Algrange - Des débuts à la Révolution

- Nicolas STEPHANY: (ou STEPHANI)

 

Né à Thionville, le 18 octobre 1749, il était vicaire à Cutting et sera curé d'Hayange. Il restera à Algrange du 30 octobre 1775 au 3 octobre 1776. Pendant cette période Georges FRECHEIN et Jean-Pierre RICHARD, après s'être acquittés dignement de leurs fonctions d'échevins, sont remplacés le 16 juin 1776 par Jean WEBER et François FRECHEIN. Il fut ensuite curé d'Hayange.

- Henri (ou Petrus) SCHMITT:

Il assuma la tâche de vicaire à Algrange du 9 octobre 1776 au 1er  janvier 1777.

- Jean GRANDMANGE:  

Né à Thionville en 1751 il fut prêtre en 1775. Ce fut le dernier vicaire avant la Révolution. Arrivé le 1er février 1777, il y restera jusqu'au 23 décembre 1792. Le 9 novembre 1783, de nouveaux règlements voient le jour, concernant les bancs, en application de l'arrangement fait le 6 novembre 1774.  

Le 23 décembre 1792, Jean GRANDMANGE invite les membres de la municipalité à se rendre au presbytère où il rend ses comptes depuis 14 années. Il est arrêté à Uckange et conduit à Verdun où il demeura quelque temps en prison.  

Puis il est transféré à Paris et ne doit son salut qu'à des personnes haut placées. Il avait prêté serment. Tout en usant de la formule légale, il y avait ajouté: " Sans préjudice à l'unité de foi et à la profession de la religion catholique, apostolique et romaine."  

Quoique ce serment eût été déclaré bon pour le département, le vicaire refusa la cure de Bettelainville, à laquelle il avait été élu le 19 juin 1791. Aucun certificat n'ayant fait connaître s'il avait lu la lettre de FRANCIN, l'administration commença à le suspecter. Pourtant, quand arriva la loi de déportation, il resta tranquillement dans son annexe et y exerça le culte jusqu'à la Terreur, sans que personne le dénonçât. On le retrouvera à Algrange en 1794. Ce dernier signe un contrat avec la République française du 18 Nivôse de l'an II de la République jusqu'au 2 pluviôse de l'an II (du 7 janvier au 21 juin 1794) comme officier public. Il fut arrêté en 1798 et condamné à la déportation le 26 février 1799.

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